Homarr
Homarr est un tableau de bord auto-hébergé et gratuit qui regroupe toutes les applications d’un serveur derrière une page d’accueil personnalisable : widgets en glisser-déposer, état en direct et liens en un clic, sans fichier YAML à écrire. Un seul conteneur Docker suffit, et il se connecte directement à Sonarr, Plex, Proxmox, Docker lui-même et des dizaines d’autres outils self-hosted pour afficher leurs données en temps réel.
Licence : Homarr est publié sous licence Apache License 2.0, vérifiée directement dans le fichier LICENSE du dépôt GitHub homarr-labs/homarr, pas déduite d’un badge. Changement notable par rapport à l’origine : le code pré-1.0, archivé en 2026 sous ajnart/homarr, était sous licence MIT ; la réécriture complète en v1.0, en 2024, est passée à Apache-2.0. Les deux licences sont permissives et autorisent l’usage commercial ; aucun palier payant n’existe, des hébergeurs tiers comme PikaPods ou ElfHosted se contentent de louer la même image open source.
En bref : Site officiel homarr.dev · GitHub homarr-labs/homarr, environ 4 000 étoiles (l’ancien dépôt ajnart/homarr en comptait plus de 7 200 avant son archivage) · dernière version v1.64.0 · image Docker ghcr.io/homarr-labs/homarr sur GitHub Container Registry, plus de 30 millions de téléchargements · port par défaut 7575.
Ce que Homarr fait vraiment
La promesse de Homarr : un tableau construit en glissant des tuiles, pas un fichier de configuration édité à la main. Chaque application reçoit une icône piochée dans une bibliothèque de plus de 10 000 logos, et les widgets qui lui sont rattachés affichent des données en direct plutôt qu’un simple lien : une tuile Sonarr montrant le prochain téléchargement, une tuile Proxmox affichant la charge de l’hôte. Plus de 40 intégrations couvrent les serveurs multimédias, la suite *arr, Proxmox, Home Assistant, plus RSS et iCal pour le reste.
L’authentification est intégrée plutôt que déléguée à un reverse proxy : comptes par identifiants, SSO OIDC et LDAP, permissions et groupes par utilisateur — un tableau familial peut cacher les applications d’administration aux autres membres du foyer. Les tableaux se dupliquent aussi par utilisateur ou par écran.
Installer Homarr avec Docker
La documentation officielle recommande Docker Compose plutôt qu’un simple docker run, et l’image vit sur GitHub Container Registry, pas Docker Hub. Créez un docker-compose.yml avec ce contenu :
services:
homarr:
container_name: homarr
image: ghcr.io/homarr-labs/homarr:latest
restart: unless-stopped
volumes:
- /var/run/docker.sock:/var/run/docker.sock # optionnel, uniquement pour l'intégration Docker
- ./homarr/appdata:/appdata
environment:
- SECRET_ENCRYPTION_KEY=votre_chaine_hex_de_64_caracteres
ports:
- '7575:7575'
- Générez une clé hexadécimale de 64 caractères pour SECRET_ENCRYPTION_KEY avant le premier démarrage ; Homarr refuse de démarrer sans elle.
- Enregistrez le fichier et lancez docker compose up -d dans le même répertoire.
- Ouvrez http://ip-de-votre-serveur:7575 et créez le compte administrateur ; aucun identifiant par défaut à changer.
- Ne gardez la ligne docker.sock que si le widget d’intégration Docker vous intéresse réellement.
openssl rand -hex 32
À propos du socket Docker : Ce montage est optionnel et mérite une décision réfléchie, pas un oui par défaut. Il donne à Homarr un accès en lecture à tous les conteneurs de l’hôte : noms, images, état d’exécution — moins large que ce qu’exige Portainer, mais une visibilité qui reste au niveau de l’hôte. Gardez le tableau hors d’internet dans tous les cas : reverse proxy avec authentification, ou VPN comme Tailscale.
Ajouter ses premières applications et widgets
Une fois connecté, toute l’édition se fait dans le navigateur, sans fichier YAML à retrouver.
- Cliquez sur Mode édition pour débloquer la grille en glisser-déposer.
- Ajouter une application (simple favori avec icône) ou Ajouter un widget (données en direct via une intégration).
- Pour toute donnée en direct — client torrent, Sonarr, Proxmox — collez l’URL et une clé API du service.
- Faites glisser et redimensionnez les tuiles, puis quittez le mode édition.
- Répétez pour d’autres tableaux si plusieurs personnes ou écrans ont besoin de dispositions distinctes.
Matériel : Les prérequis officiels indiquent au moins 500 Mo de RAM et 600 Mo d’espace disque, avec builds pour linux/amd64 et linux/arm64 (pas armv7) — largement assez léger pour un Raspberry Pi. Redis est embarqué pour le temps réel, et SQLite sert de base par défaut ; PostgreSQL et MySQL restent disponibles via DB_DRIVER pour les installations plus importantes.
Cas d’usage en homelab
Premier réflexe évident : remplacer un dossier de favoris par un tableau unique regroupant chaque service, au lieu d’une dizaine d’onglets introuvables à 23h. L’intégration Docker offre aussi une vue légère et en lecture seule de ce qui tourne, en complément d’un outil de gestion comme Portainer pour redéployer réellement des conteneurs. Associez les deux : Portainer gère, Homarr affiche, et un widget Uptime Kuma signale ce qui tombe.
Homarr face aux autres tableaux de bord self-hosted
Homarr n’est pas la seule page d’accueil en glisser-déposer pour homelab. Homepage mise sur les fichiers YAML et une très longue liste d’intégrations ; Heimdall et Flame restent proches d’une simple grille de favoris ; Dashy se situe entre les deux, configurable en YAML ou via son interface.
| Homarr | Homepage | Heimdall | Dashy | Flame | |
|---|---|---|---|---|---|
| Configuration | Interface glisser-déposer | Fichiers YAML | Interface simple | YAML ou interface | Interface minimale |
| Authentification intégrée | Identifiants, OIDC, LDAP | Aucune | Basique | Optionnelle | PIN basique |
| Widgets en direct | 40+ intégrations | Liste très large | Minimal | Large, communautaire | Minimal |
| Idéal pour | Puissance et simplicité | Power users YAML | Simplicité | Personnalisation | Favoris rapides |
Homarr : avantages et inconvénients
- Gratuit et open source (Apache License 2.0), aucun compte ni palier payant
- Configuration réellement sans YAML : tout se glisse-dépose depuis le navigateur
- Authentification intégrée (OIDC/LDAP, permissions par utilisateur), pas déléguée à un reverse proxy
- 40+ intégrations et une vaste bibliothèque d’icônes ; la plupart des apps courantes sont à un clic
- Le socket Docker optionnel donne un accès en lecture à tous les conteneurs de l’hôte, à décider en connaissance de cause
- SECRET_ENCRYPTION_KEY obligatoire dès le premier démarrage, facile à oublier venant d’apps plus simples
- Réécriture plus jeune qu’il n’y paraît : le code v1.0 date de 2024, d’anciens tutoriels montrent encore la version MIT abandonnée
- Aucune application mobile officielle ; navigateur uniquement
FAQ
Homarr est-il gratuit ?
Oui, entièrement, sous Apache License 2.0, sans fonctionnalité verrouillée. Des plateformes comme Railway ou PikaPods vendent de l’hébergement géré de cette image, mais ce sont des frais d’hébergement, pas une licence Homarr.
Qu’est devenu l’ancien dépôt GitHub de Homarr ?
Le projet d’origine, créé par ajnart sous licence MIT, a été entièrement réécrit en v1.0 (2024) et transféré vers l’organisation homarr-labs sous Apache 2.0. L’ancien dépôt ajnart/homarr est resté en ligne pour référence avant son archivage en lecture seule en 2026.
Homarr a-t-il besoin d’une base de données externe ?
Non. SQLite intégrée par défaut dans le volume /appdata monté, plus une instance Redis embarquée pour le temps réel. PostgreSQL et MySQL restent disponibles via DB_DRIVER pour les installations plus importantes, mais aucun n’est requis pour démarrer.
Homarr ou Homepage : lequel choisir ?
Homepage s’appuie sur des fichiers YAML, pour qui veut versionner son tableau comme du texte. Homarr échange une partie de cette configurabilité contre une interface glisser-déposer, une authentification intégrée et des tableaux par utilisateur. Un choix YAML d’abord contre interface d’abord, pas une hiérarchie objective.
Peut-on faire tourner Homarr sans l’exposer sur internet ?
Oui, et c’est même recommandé pour ce type de tableau : réseau local, ou VPN mesh comme Tailscale, plutôt qu’un port ouvert sur internet.
Homarr mérite sa place de première chose qui s’affiche sur un homelab, moins par une fonctionnalité unique que parce que sa configuration en glisser-déposer arrive réellement à son terme, plutôt que de rester à moitié réglée dans un YAML pendant six mois. Notre guide complet pour monter votre premier homelab couvre les bases Docker sur lesquelles il repose, et l’associer à Portainer et Uptime Kuma complète l’essentiel d’une stack basique : gérer les conteneurs, et savoir quand l’un d’eux tombe.