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Paperless-ngx 3.1.0 : workflows IA automatisés et versionning des documents

Abstract violet and amber illustration representing the Paperless-ngx 3.1.0 self-hosted document management update

Paperless-ngx, l’outil open source qui transforme des documents papier scannés en archive numérique consultable et auto-hébergée, vient de passer en version 3.1.0. La mise à jour est disponible depuis le 27 août 2026. Et elle tranche avec l’actualité récente de l’auto-hébergement : pas la moindre CVE au menu du changelog. Contrairement à plusieurs projets qui ont dû colmater des brèches ces dernières semaines, Paperless-ngx livre ici une évolution purement fonctionnelle, pensée pour ceux qui s’appuient déjà sur l’outil au quotidien.

Le contraste mérite d’être souligné. Ces dernières semaines ont vu une exploitation active d’une faille RCE sur Gitea, un bulletin de sécurité chargé de neuf bugs chez n8n, et un contournement critique de proxy découvert sur Portainer. Face à cette avalanche de correctifs d’urgence, la 3.1.0 de Paperless-ngx détonne : elle n’éteint aucun incendie, elle ajoute des fonctionnalités.

Pour ceux qui découvrent l’outil : Paperless-ngx fait tourner de l’OCR sur des documents scannés ou photographiés, puis indexe le texte extrait pour rendre toute l’archive interrogeable en quelques mots-clés. Une fois entraîné sur vos documents, il propose lui-même des tags, des types de documents et des correspondants. C’est devenu une alternative auto-hébergée courante face au réflexe de tout scanner directement vers Google Drive ou Dropbox. Le projet cite lui-même Mayan EDMS et Docspell comme ses concurrents open source les plus proches.

Le changement le plus marquant de la 3.1.0, c’est une nouvelle action de workflow qui applique automatiquement les suggestions de l’IA. Paperless-ngx proposait déjà des suggestions par apprentissage automatique pour les tags, les types de documents et les correspondants, mais il fallait jusqu’ici les valider une par une. Cette étape peut désormais être intégrée directement dans une règle de workflow : les documents courants se classent sans qu’on ait besoin de les ouvrir, tandis que tout ce qui sort de l’ordinaire continue de passer par une validation manuelle. Une facture récurrente du même fournisseur, par exemple, peut être taguée et classée dès son arrivée, sans que personne n’ait à l’ouvrir.

Une poignée d’autres changements complètent cette version :

  • OCR distant sélectif. Chaque document peut désormais utiliser un moteur OCR distant ou rester en local, au choix, document par document, plutôt que via un seul réglage global.
  • Synchronisation des groupes OIDC. Les groupes du fournisseur d’identité peuvent être mappés directement sur les rôles superutilisateur et staff de Paperless-ngx, pratique si les permissions sont déjà centralisées via Authentik, Keycloak ou un autre fournisseur OIDC.
  • Versionning des documents. Une nouvelle option fusionne plusieurs documents en versions successives d’un même fichier, avec un menu déroulant de versions, un compteur, et des corrections d’indexation associées.
  • Modifications de l’export. Les exports ZIP permettent désormais de choisir le type et le niveau de compression, et l’exportateur consomme moins de mémoire et d’E/S sur les grosses archives.
  • Corrections diverses. Icônes personnalisables pour les vues enregistrées, heartbeat websocket, un peu de jitter ajouté au polling IMAP, image Docker reconstruite sous Python 3.14, et plusieurs correctifs d’interface : navigation Android, une régression d’impression sous Firefox, et le menu déroulant de recherche mobile.

Le versionning règle un problème qui agace les utilisateurs de Paperless-ngx depuis des années. Re-scanner ou remplacer un document signifiait jusqu’ici soit écraser l’original, soit garder des quasi-doublons sans aucun lien entre eux. Fusionner les documents en versions garde tout cet historique au même endroit, avec le nombre de versions visible directement depuis la fiche du document. C’est utile pour tout ce qui s’amende avec le temps : contrats, dossiers d’assurance, formulaires administratifs récurrents. Le changelog mentionne aussi des corrections d’index liées à ce nouvel historique de versions, pour que les résultats de recherche reflètent la bonne révision plutôt qu’un doublon orphelin.

Parmi toutes les nouveautés de cette version, les suggestions IA pilotées par workflow et le bascule OCR par document sont probablement les premières à configurer. Les deux remplacent un réglage tout-ou-rien par un contrôle document par document, ce qui compte dès que votre archive mélange du courrier courant avec des pièces plus sensibles. La synchronisation des groupes OIDC, elle, compte surtout si un fournisseur d’identité gère déjà les connexions ailleurs dans votre homelab : les permissions de Paperless-ngx n’ont alors plus besoin d’être gérées séparément à la main.

Le détail complet de l’installation, la stack Docker Compose et une comparaison avec des alternatives comme Nextcloud sont disponibles sur notre fiche Paperless-ngx. Pour le changelog complet et les notes de version officielles, direction la page de la release 3.1.0 sur GitHub.

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